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RD-CONGO: L’opposition et la crise politique:  »fracture idéologique »

Une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU arrivera bientôt en République démocratique du Congo (RDC), soit le 11 novembre prochain pour une série des rencontres avec les autorités du pays.

Le programme prévoit des rencontres avec des officiels, des opposants et quelques membres de la société civile à Kinshasa et une visite à Beni dans la province du Nord-Kivu, est de la RDC.

A Kinshasa, il s’agira notamment d’évaluer l’application de la résolution 2277 après la fin du dialogue de la Cité de l’Union africaine et le sommet de Luanda (Angola). Il s’agira également pour la délégation du Conseil de Sécurité d’appeler les uns et les autres à plus de retenue après les violences de ce dernier trimestre.

Guylain Gustave Moke, Analyste Politique, Expert á la politique Africaine

Guylain Gustave Moke, Analyste Politique, Expert á la politique Africaine

Dans la résolution 2277 du Conseil de sécurité, les Etats membres avaient « souligné l’importance cruciale de la tenue, dans les délais prévus par la Constitution, d’élections pacifiques, crédibles, inclusives et transparentes, pour la stabilité, le développement et la consolidation de la démocratie constitutionnelle en RDC ».

La crise politique congolaise a sans doute subit des métamorphoses inquiétantes. D’abord, un consensus a été trouvé le 18 octobre dernier entre la majorité présidentielle, une frange d’opposition et la société civile pour mettre en place un gouvernement de transition dirigé par un Premier ministre issu de l’opposition.

La transition d’une durée de deux ans sera sous surveillance de la communauté internationale. Sa principale mission, consistera à organiser les futures élections dont les scrutins doivent être couples. La présidentielle se tiendra le même jour que les législatives, les provinciales et les locales, si les capacités techniques et financières permettent d’organiser ce dernier scrutin.

Ce consensus soumet la classe politique congolaise devant un fait: le 20 décembre 2016, il n’y aura pas une passation de pouvoir pacifique entre un président sortant et un président démocratiquement élu par le peuple congolais, dans le respect de la Constitution. Face á cette réalité, l’opposition se fracture idéologiquement.

Les divergences d’opinions dans l’opposition politique Congolaise justifie la multiplication des plateformes politiques. D’une part, le  »Rassemblement’, qui’ se croit être le seul garant des aspirations du peuple congolais et d’autre part, le MLC, qui n’a pas pris part au conclave de Genval, compte recradrer la radicalisation idéologique du  »Rassemblement ». Deux personnes ne peuvent marcher ensemble s’ils ne sont d’accord, nous avertit un vieux adage biblique.

Une nouvelle plateforme politique pour exiger l’application stricte de la Constitution en RDC a été lancée samedi 29 octobre, à Kinshasa. Le Front pour le respect de la Constitution, qui rejette l’accord issu du dialogue national, s’est formé autour du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti du sénateur Jean-Pierre Bemba actuellement détenu à La Haye. 46 partis politiques, 31 associations de la société civile et quelques personnalités rejettent les conclusions du dernier dialogue national.

Pour la nouvelle plateforme politique  »Le Front pour le respect de la Constitution », pour remédier a un vide juridique et de légitimité, exige l’application stricte de l’article 74, que la période de la transition soit dirigée par le président su Sénat, le juriste Leon Kengo wa Dondo. Une position déjà écartée par le  »Rassemblement ».  Le  »Rassemblement » voudrait plus tôt établir ‘un gouvernement spécial » pour assumer la transition. La proposition du  »Rassemblement » pour désamorcer la crise politique fait de cette plateforme politique, otage de ce flou purement politico-stratégique, orchestré intentionnellement par le pouvoir actuel, pour éviter la tenue d’élections et ainsi s’éterniser au pouvoir.

La prochaine délégation du Conseil de sécurité de l’ONU envisagera á réconcilier ces bouts de l’opposition vers un terrain d’attente, afin d’asseoir une nouvelle feuille de route á désamorcer la crise politique congolaise.

Devant toutes ces évidences et pour assurer le respect strict de la constitution, l’opposition politique et la société civile congolaise n’ont pas droit à l’erreur et ne doivent ménager aucun effort susceptible de sortir le pays de l’impasse dans laquelle il se trouve actuellement. Il y a nécessité de maximiser le peu de temps qui reste, d’ici le 20 décembre 2016, pour rapprocher leur divergence d’opinions.

Par Guylain Gustave Moke

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À propos de Guylain Gustave Moke Munsche Mvula

Journaliste International,Analyste Politique, Guylain Gustave Moke vous invite á partager les Informations politiques credibles et dignes de foi. Parce que le monde n’a jamais changé aussi vite, l’actualité internationale est, chaque jour, plus difficile à décrypter. Les grilles de lecture toutes faites ne suffisent pas. Certains thèmes s’imposent parce que tout le monde en parle. D’autres sujets plus lointains peuvent éclairer les grandes questions du moment. Rien de ce qui nous arrive n’est intelligible sans tenir compte de notre place dans le monde, sans être à l’écoute de la planète. Je vous invite à enrichir notre débat dans un esprit libre et constructif.

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