//
you're reading...
Non classé

MOZAMBIQUE: Trois responsables politiques assassinés

Au moins trois responsables politiques du parti au pouvoir et de l’opposition ont été tués au Mozambique en moins d’une semaine, a annoncé mardi la police, au moment où les pourparlers de paix entre gouvernement et opposition s’enlisent.

Arao Chiguemane et Antonio Macurreia, deux représentants locaux du Frelimo, le parti au pouvoir au Mozambique depuis l’indépendance en 1975, ont été assassinés samedi à Mutua (centre) par « une dizaine de bandits armés de la Renamo (opposition) », a déclaré le porte-parole de la police, Inacio Dina, lors d’une conférence de presse mardi à Maputo.

« Ils ont été enlevés, séquestrés et tués. Un troisième homme, qui a été blessé, a réussi à fuir et a confirmé que les bandits se revendiquaient de la Renamo », a précisé le porte-parole.

Le porte-parole de la police, Inacio Dina

Le porte-parole de la police, Inacio Dina

Moins de 24 heures plus tard, Juma Ramos, le chef de la Renamo à l’assemblée provinciale de Sofala (centre) a été tué par balles par deux hommes non identifiés à Beira, le deuxième ville du pays, à 50 km du premier incident, a ajouté M. Dina.

Selon la Renamo, un quatrième homme, Luciano Augusto, un ancien guérillero et membre du parti, a également été assassiné chez lui à Gurué (nord) jeudi dernier.

« Les escadrons de la mort du Frelimo sont les responsables » de ces assassinats, a affirmé mardi le porte-parole du parti, Antonio Muchanga, faisant référence à des milices gouvernementales qui sillonnent les bastions de l’opposition pour éliminer les partisans de la Renamo.

Le Frelimo et le gouvernement ont rejeté ces accusations et attribuent en retour à la Renamo des attaques dans le centre du pays qui paralysent quasiment l’activité de la région.

La Renamo, principal parti d’opposition et ancienne rébellion de la guerre civile mozambicaine (1976-1992), a repris les armes en 2013 pour contester la mainmise du Frelimo sur le pouvoir.

Vendredi, les pourparlers entre le gouvernement et la Renamo qui se tiennent depuis fin mai dans la capitale mozambicaine en présence de médiateurs internationaux ont été suspendus pour quinze jours sans réelle avancée.

Le processus de paix est fragilisé ces dernières semaines, depuis l’assassinat de l’un des négociateurs de la Renamo le 8 octobre et l’échec d’une rencontre entre le leader de la Renamo Afonso Dhlakama et deux représentants de la médiation à Gorongosa (centre), où il vit caché depuis un an.

Par Guylain Gustave Moke

Publicités

À propos de Guylain Gustave Moke Munsche Mvula

Journaliste International,Analyste Politique, Guylain Gustave Moke vous invite á partager les Informations politiques credibles et dignes de foi. Parce que le monde n’a jamais changé aussi vite, l’actualité internationale est, chaque jour, plus difficile à décrypter. Les grilles de lecture toutes faites ne suffisent pas. Certains thèmes s’imposent parce que tout le monde en parle. D’autres sujets plus lointains peuvent éclairer les grandes questions du moment. Rien de ce qui nous arrive n’est intelligible sans tenir compte de notre place dans le monde, sans être à l’écoute de la planète. Je vous invite à enrichir notre débat dans un esprit libre et constructif.

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :