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ZIKA: Le risque de propagation à l’approche de l’été en Europe

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à la vigilance mercredi les pays d’Europe les plus exposés au risque de propagation du virus Zika afin de prévenir toute épidémie à l’approche de l’été.

Dans une estimation actualisée des risques, l’OMS juge « faible à modéré » au cours des prochaines semaines le risque d’épidémie au sein de la région Europe qui comprend selon ses critères 51 États, de l’Atlantique au Caucase et de l’Arctique à la Méditerranée. 

Le risque de propagation est « variable d’un pays à l’autre », de même que leur capacité à y répondre, a néanmoins mis en garde le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe.

Sur les 51 États sous revue, 41 ont de « bonnes ou de très bonnes capacités » de contrôle sanitaire, note l’OMS sans les nommer. Mme Jakab exhorte les autres « à renforcer leurs capacités nationales et à donner la priorité aux activités permettant de prévenir une flambée épidémique de grande envergure ».

Faute de mesures adéquates, la probabilité d’une transmission locale du virus est élevée là où se rencontre le moustique Aedes aegypti, principal vecteur du virus, à savoir l’île portugaise de Madère et les régions de Géorgie et de Russie bordant la mer Noire, soit sur un territoire qui couvre 1% de la région.

La probabilité d’une propagation est modérée dans 18 pays, dont la France, en raison de la présence du moustique tigre (Aedes albopictus), vecteur « secondaire » du virus.

Enfin elle est faible, très faible ou nulle dans 36 pays, essentiellement en Europe centrale, de l’Est et du Nord, en l’absence de moustiques de type Aedes et/ou de conditions climatiques favorables à sa prolifération.

Pour les pays à risque modéré ou élevé, l’OMS recommande notamment de muscler les dispositifs de lutte contre l’introduction de moustiques invasifs et de mettre en place des mécanismes de veille et d’alerte efficaces.

– Attention en France –

La probabilité d’une transmission du virus – et non de sa propagation – est la plus haute en France métropolitaine, comparable à celle de la Grèce, l’Albanie, Israël ou la Géorgie.

Cela s’explique par la présence du moustique tigre dans 30 départements français, le climat propice à son installation dans les régions méridionales, des cas antérieurs de transmission de dengue ou chikungunya, des connexions par avion ou bateau, la densité de population et d’urbanisation, souligne l’OMS.

Le risque d’épidémie y est néanmoins limité. « Même si la France est dans le haut du classement de ces 18 pays à probabilité modérée, nous avons confiance dans sa capacité à détecter rapidement n’importe quel type de transmission du virus et à y répondre », a expliqué l’épidémiologiste Colleen Acosta lors d’une conférence téléphonique.

En outre, la transmission par le moustique tigre a été démontrée en laboratoire mais pas encore constatée chez l’homme.

Identifié en Ouganda en 1947, le virus Zika est tenu pour responsable de nombreux cas de malformations congénitales chez les nourrissons, en particulier la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne), et de maladies neurologiques rares chez les adultes.

Les experts se veulent rassurants sur la menace du virus en Europe: Les politiques de santé publique, le niveau de vie élevé, des infrastructures modernes constituent de bons remparts, selon eux.

Zika représente un « risque faible » pour la santé publique sur le continent, affirme ainsi Michael Bonsall, professeur de biologie à Oxford.

« Des voyageurs revenant de pays affectés (en Amérique du Sud et dans les Caraïbes) pourraient causer une épidémie en Europe. C’est arrivé par le passé avec un autre virus transmis par les moustiques, le chikungunya, en 2007 en Italie. Mais l’épidémie n’a pas duré longtemps et ne s’est pas répétée », a renchéri Derek Gatherer, de l’Université de Lancaster.

L’OMS a déclaré un état d’urgence sanitaire en raison du lien entre le virus et l’augmentation des cas de microcéphalie chez les nouveaux-nés.

Selon l’OMS, l’épidémie reflue en Amérique latine et dans les Caraïbes, bien qu’on craigne toujours une possible contagion à d’autres régions.

Par Guylain Gustave Moke

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