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BURKINA-FASO: Les mandats présidentiels verrouillés par la Constitution

Les députés de la transition au Burkina Faso ont adopté jeudi un amendement constitutionnel qui verrouille le nombre de mandats présidentiels, un an après la tentative du président Blaise Compaoré de modifier la loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir.

Des députés de la transition au Burkina Faso

Des députés de la transition au Burkina Faso

« En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats de président du (Burkina) Faso consécutivement ou par intermittence », indique l’amendement adopté par les membres du Conseil national de la transition (CNT), l’assemblée nationale intérimaire.

En 2013, le projet de révision de la Constitution de Blaise Compaoré, qui voulait briguer un nouveau mandat après 27 ans au pouvoir, a conduit à l’insurrection d’octobre qui a mis fin au régime.

L’amendement ajouté jeudi à l’ancienne disposition constitutionnelle stipule que « le président du (Burkina) Faso est élu au suffrage universel direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible une seule fois ».

Pour empêcher tout président d’envisager un jour de changer la Constitution comme voulait le faire M. Compaoré, les députés ont verrouillé l’article 37 relatif aux mandats présidentiels: ils l’ont inscrit parmi les dispositions de la Constitution qui ne peuvent être révisés.

Les députés ont ainsi ajouté dans les dispositions interdites de modification qu' »aucun projet ou proposition de révision de la Constitution n’est recevable lorsqu’il remet en cause la clause limitative du nombre de mandat présidentiel (et) la durée du mandat présidentiel ».

L’Assemblée a aussi supprimé le Sénat. Ce dernier, théoriquement institué en 2013, n’a jamais vu le jour à cause de la farouche opposition d’une partie de la population qui le jugeait « inutile » et « budgétivore ».

Sur les 89 députés votants, 88 ont voté pour ces modifications constitutionnelles. Un seul a voté contre.

Des applaudissements nourris ont suivi le vote et les députés ont chanté en chœur l’hymne national. Quelques députés avaient porté à l’occasion leurs écharpes et certains ont explosé de joie en déroulant un large drapeau au sein de l’hémicycle.

Par Guylain Gustave Moke

WordPress/AFP

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