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SYRIE: Assad affirme son engagement à détruire l’arsenal chimique

Le président syrien Bachar al-Assad a renouvelé l’engagement de son régime à détruire l’arsenal chimique, au moment où Russes et Occidentaux ont progressé vers un accord sur une résolution à l’ONU sur ce dossier.24e403287d70594ecacc505cfac3393bfaa5672a_0[1]

A Damas, des experts des Nations unies arrivés mercredi se préparaient à lancer de nouvelles enquêtes sur des allégations d’utilisation d’armes chimiques, après celle du mois dernier qui a conclu à l’utilisation de gaz sarin à une large échelle près de Damas, sans pointer du doigt les responsables. Selon Washington, cette attaque a été menée par le régime et avait fait 1.500 morts.

M. Assad, qui poursuit sans relâche sa guerre contre les rebelles qui cherchent à le renverser depuis plus de deux ans, a affirmé dans un entretien à la chaîne vénézuélienne Télésur que son pays « s’engage(ait) généralement à toutes les conventions qu’elle sign(ait) », affirmant que son régime ne posera « pas d’obstacles » quant à la destruction de l’arsenal.

Le 19 septembre, il avait déjà assuré que son pays détruirait son énorme arsenal chimique, une opération qui coûtera un milliard de dollars et prendra au moins un an.

Mardi, devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président américain Barack Obama avait réclamé une résolution « ferme » des Nations unies et assortie de « conséquences » pour le régime syrien si M. Assad ne tenait pas sa promesse de détruire l’arsenal.

Les récentes déclarations du chef de l’Etat interviennent au moment où ses troupes ne cessent de bombarder quotidiennent les bastions rebelles à travers le pays. Jeudi, après une période relativement calme depuis un mois, les violents raids ont repris sur les quartiers du Vieux Homs (centre), assiégé depuis plus d’un an par l’armée.

Pendant ce temps, la communauté internationale se concentre à l’ONU sur une résolution encadrant le désarmement chimique syrien, des diplomates affirmant que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine) ont trouvé un accord sur « les principaux points » d’une résolution.

Mais un diplomate russe a declaré « que les discussions n’étaient pas terminées sur certains points essentiels », sans donner de détails.

Les Occidentaux, qui soutiennent l’opposition, et les Russes, puissants alliés du régime de M. Assad, s’opposent sur le recours au chapitre VII, pour faire appliquer le programme d’élimination des armes chimiques annoncé le 14 septembre à Genève par Moscou et Washington.

Ce chapitre prévoit des mesures coercitives allant de sanctions économiques à l’usage de la force.

Un scénario de frappes occidentales avait été bloqué il y a quelques semaines à la suite de l’accord russo-américain, à la grande déception de l’oppostion politique et armée qui espérait qu’une intervention militaire étrangère ébranlerait le régime.

Cela n’a pas empêché le président syrien de juger toujours possible une intervention militaire américaine dans son pays, dans l’entretien à Télésur.

L’éloignement de la perspective d’une frappe a réduit au « désespoir » la rébellion sur le terrain, qui manque de moyens face à la machine de guerre du régime, soutenu également par le puissant Hezbollah chiite libanais, selon un porte-parole des insurgés.

Mardi, 13 groupes influents rebelles islamistes, dont certains faisant partie de l’Armée syrienne libre (ASL), la coalition rebelle dite modérée, ont annoncé qu’ils rompaient leurs liens avec l’opposition politique et formaient une nouvelle alliance avec un groupe lié à Al-Qaïda.

L’opposition politique est souvent accusée d’être déconnectée de la réalité par les rebelles, qui reprochent également aux pays occidentaux de ne pas leur fournir assez d’armes pour combattre le régime.

Cette annonce remet en cause la représentativité de l’opposition en exil et fait craindre à l’Occident une radicalisation de la rébellion.

Le chef d’état-major de l’Armée syrienne libre (ASL), le général Sélim Idriss, doit se rendre en territoire rebelle pour tenter de resserrer les rangs, a affirmé mercredi.

La rupture désavantage également l’opposition face au régime en cas de négociations de paix pour régler le conflit en Syrie, qui a fait plus de 110.000 morts en plus de deux ans et demi.

Lors de la réunion au siège de l’ONU, le secrétaire général Ban Ki-moon et les ministres ont souligné « l’importance de redoubler d’efforts pour résoudre la crise humanitaire à la fois en Syrie et dans les pays voisins ».

D’après l’ONU, plus de deux millions de Syriens ont fui dans les pays limitrophes et environ six millions d’entre eux ont été déplacés à l’intérieur du pays.

Par Guylain Gustave Moke

WordPress/AFP

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Journaliste International,Analyste Politique, Guylain Gustave Moke vous invite á partager les Informations politiques credibles et dignes de foi. Parce que le monde n’a jamais changé aussi vite, l’actualité internationale est, chaque jour, plus difficile à décrypter. Les grilles de lecture toutes faites ne suffisent pas. Certains thèmes s’imposent parce que tout le monde en parle. D’autres sujets plus lointains peuvent éclairer les grandes questions du moment. Rien de ce qui nous arrive n’est intelligible sans tenir compte de notre place dans le monde, sans être à l’écoute de la planète. Je vous invite à enrichir notre débat dans un esprit libre et constructif.

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