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ITALIE: Opérations anti-mafia

Coup de filet anti-mafia en Italie: la police a mené deux opérations, l’une à Rome, « une des plus vastes jamais conduites » dans la capitale, et l’autre en Calabre, berceau de la ‘Ndrangheta, visant une centaine de personnes. c7137c1f3048019dc33bdda63a5c46940d4797c1[1]

A Rome, l’opération lancée dès l’aube a permis de donner « un coup mortel à la cellule mafieuse opérant depuis des années dans la capitale », affirme la police dans un communiqué.

Elle a visé 51 personnes qui menaient des « activités illicites » tant dans la capitale-même que sur le littoral du Latium, c’est-à-dire la région d’Ostie, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police, Mario Viola.

Trafic de drogue, usure, extorsion de commerçants, contrôle du marché des machines à sous, infiltration dans les appareils administratifs pour l’octroi de logements sociaux, et contrôle d’activités balnéaires sur les plages d’Ostie…. La palette des activités de ces clans était vaste.

Une « longue enquête » a permis « pour la première fois de fournir les éléments au Parquet pour identifier une association de type mafieux dans la capitale », selon la police.

Les enquêteurs ont ainsi pu suivre « toutes les étapes criminelles de l’organisation mafieuse » : de l’entrée d’un nouvel impétrant aux accords entre chefs pour la répartition du territoire, en passant par les différentes réunions pour régler les problèmes nés de la gestion du territoire. Mais aussi la planification d’homicides « nécessaires pour garantir et maintenir la suprématie » sur certaines activités.

Selon la police, des clans considérés comme « le saint des saints du crime romain et sicilien » ont été ciblés : les familles Fasciani -dont son chef Carmine et ses frères-, Triassi appartenant à un célèbre clan sicilien et maintenant « un lien avec cosa nostra », et D’Agati.

« Depuis pratiquement vingt ans, les membres des clans Fasciani et Triassi ont mené leurs affaires à Rome, se répartissant le territoire dans une sorte de « pax mafiosa », au sein de laquelle chacun pouvait mener tranquillement ses trafics illicites », ont indiqué les enquêteurs.

A Rome, quelque 500 policiers, hommes et femmes, ont participé à l’opération, avec un hélicoptère, des unités cynophiles et des patrouilles de la police maritime.

L’opération ne s’est pas limitée aux frontières nationales. Un des chefs historiques de la famille Triassi, Vincenzo, a été arrêté avec sa femme  en Espagne sur l’île de Tenerife et conduit dans une prison espagnole. Deux autres ont été arrêtés à Barcelone.

La seconde opération, « totalement distincte », a visé 65 personnes à Lamezia Terme, dans la région de Catanzaro, en Calabre. Parmi elles, « des entrepreneurs, des politiciens et des avocats », a indiqué Mario Viola, ainsi que des médecins et des personnels de l’administration pénitentiaire.

Outre le délit d’association mafieuse, certaines sont accusées de divers homicides perpétrés dans le cadre d’une guerre interne à la mafia, entre 2005 et 2011.

La ‘Ndrangheta, qui trouve son origine en Calabre mais a essaimé dans le nord de l’Italie ces dernières années, est l’une des plus actives et violentes des quatre organisations criminelles italiennes, les trois autres étant Cosa Nostra (Sicile), la Camorra (Naples) et la Sacra Corona Unita (Pouilles).

Ces deux opérations ont été menées au lendemain de la nomination d’un nouveau procureur national antimafia, Franco Roberti, 65 ans, jusqu’ici chef du Parquet de Salerno, dans la région de Naples. Il remplace à ce poste l’actuel président du Sénat Pietro Grasso, qui s’était lancé en politique en janvier.

Ces opérations de grande ampleur sont relativement fréquentes en Italie. Dans la lutte antimafia, « les maxi-opérations vont de soi, car toutes les personnes visées par des mandats d’arrêt font partie de la même organisation criminelle », a expliqué, Vittorio Mete, chercheur à l’université de Catanzaro, spécialiste de la lutte antimafia.

Pour lui, même si les superlatifs dans les communiqués officiels sont souvent de mise, « ce ne sont pas des opérations qui se veulent médiatiques, ou des démonstrations de force. C’est juste parce qu’il y a beaucoup de personnes impliquées pour les mêmes délits ».

Par Guylain Gustave Moke

WordPress/AFP

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