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CONGO-RDC:Présidentielle: Fin de campagne surréaliste à Kinshasa: Un mort et plusieurs blessés

La campagne électorale pour les élections présidentielle et législatives de lundi en RD Congo, s’est achevée samedi sous tension tous les meetings ayant été interdits alors que le principal candidat de l’opposition a été bloqué par la police en voulant passer outre.

« Nous avons décidé d’interdire tous les rassemblements », a annoncé samedi à l’AFP le chef de la police de la capitale, le général Jean de Dieu Oleko, expliquant qu »au moins un homme avait été tué samedi près de l’aéroport de Kinshasa, victime d’un jet de pierre à la tête.

Malgré cela Etienne Tshisekedi, le candidat de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) le principal parti d’opposition, qui avait prévu de tenir un meeting en centre ville, a ordonné à ses partisans de se réunir au stade des Martyrs.

Initialement le programme était simple: après une longue tournée en province, Kabila et Tshisekedi devaient haranguer une dernière fois leurs militants à Kinshasa, une ville plus acquise à l’opposition qu’au parti de Kabila, le PPRD.

Pour cette « apothéose », chaque camp avait annoncé un lieu et une heure, pour mobiliser au maximum. Premier accroc: le président et son principal concurrent, tous deux encore en province, choisissent… le même stade, celui des Martyrs, le plus grand de la ville avec ses 80.000 places.

Tshisekedi se rabat vite sur un autre endroit: le Boulevard Triomphal et la place du Cinquantenaire, tout près du stade. Trop près.

L’ambiance devient électrique. Militants des deux bords se toisent, s’invectivent. Tandis que les pro-Kabila arrivent sans problème au stade, la police disperse les pro-Tshisekedi au gaz lacrymogène.

A l’aéroport international Ndjili, d’autres militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) attendent par milliers Tshisekedi, 78 ans, étroitement surveillés par la police.

Peu après sa voiture a été immobilisée alors qu’il venait de quitter l’aéroport de Ndjili et de partir pour la ville. Il a été bloqué par des voitures de la police ainsi que par un gros camion blindé et grillagé postés en travers de la route qui mène a la capitale congolaise.

Après l’annonce de l’interdiction de tout meeting, Jacquemin Shabani, le secrétaire général de l’UDPS avait affirmé que cette décision était de « l’intolérance politique. C’est la seule façon pour eux (le pouvoir en place, ndlr) d’étouffer l’expression du peuple. Nous n’allons pas nous laisser faire », a immédiatement réagi.

L’arrivée du convoi du gouverneur de Kinshasa, un pro-Kabila, André Kimbuta, déclenche les premiers jets de pierres. Celle d’un petit détachement de la police militaire armé de mitraillettes ne fait que redoubler la colère des pro-Tshisekedi qui sont repoussés avec des grenades lacrymogènes.

Selon un journaliste de l’AFP, deux personnes ont été blessées par balle aux jambes autour de l’aéroport, apparemment par la police, dans des circonstances non élucidées, lorsque des militants de l’UDPS ont lancé des pierres contre le convoi vide du président Kabila qui venait d’arriver sur les lieux.

La police a également dispersé avec des grenades lacrymogènes des militants de l’UDPS qui commençaient à se rassembler sur l’avenue et la place prévues pour la dernière harangue de M. Tshisekedi

La veille son parti avait battu le rappel par texto pour aller l’accueillir à l’aéroport: « Ce sera comme l’entrée de Jésus à Jérusalem! Cardiaques s’abstenir! », annonçait l’UDPS.

Puis l’arrivée d’un petit détachement de la police militaire armé de mitraillettes a provoqué la colère des pro-Tshisekedi qui ont été repoussés avec des grenades lacrymogènes.

Coup de théatre: les autorités interdisent tous les meetings, après la mort d’un homme, tué par une pierre reçue en pleine tête.

« Au nom de la sécurité publique », justifie le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, qui accuse les pro-Tshisekedi d’avoir « des machettes, des couteaux, des grosses pierres, et même des cocktails molotov ».

Tshisekedi ne le sait même pas lorsqu’il atterrit enfin… dans un autre aéroport, Ndolo, plus proche de Kinshasa et où l’a devancé de quelques heures le président.

« Ah bon? Eh bien je vais quand même faire un grand meeting aujourd’hui », dit-il  avant de partir en voiture… pour l’aéroport international.

« Qu’est-ce qu’il représente ce gouverneur-là? Vous allez voir s’il va oser venir au stade m’empêcher de tenir mon meeting », tonne Tshisekedi.

A l’aéroport Ndjili, Tshisekedi avec son éternelle casquette s’engouffre dans un 4×4. Direction Kinshasa, debout par le toit ouvrant, façon command-car. Dehors, les grenades lacrymogènes pleuvent sur ses partisans. Il ne fera que quelques centaines de mètres sur la bretelle qui conduit à la route principale: son Hummer rouge tombe sur un barrage de 4 pick-ups et un camion blindé de la police. Le chef suprême de la police, le général Charles Bisengimana, est sur place avec 300 de ses hommes.

La nuit tombe, le face à face s’enlise. Tshisekedi s’est rassis dans son 4×4. La police lui a donné le choix: il peut repartir… avec un policier au volant, ou dans une voiture de police, sinon il est bloqué jusqu’à minuit. Réponse: « je ferai mon meeting après minuit ». Après la fin officielle de la campagne

Comme à l’aéroport, le face-à-face n’a pas tardé sur le Boulevard triomphal et la place du Cinquantenaire. Alors que des camionnettes blanches bondées déversaient des flots de partisans de Tshisekedi, la police a rapidement tiré des grenades lacrymogènes pour disperser la foule.

De son côté, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) était engagée dans une course contre la montre pour organiser le scrutin de lundi.

Déjà accusée d’avoir pris un gros retard, elle a même eu la météo contre elle jeudi: une trentaine d’avions et d’hélicoptères qui devaient transporter les bulletins de vote à travers le pays sont restés cloués au sol.

Mais, vendredi, elle a promis que la date du scrutin serait maintenue. Des sources concordantes cependant affirment le report secret du scrutin au plus grand dam de l’opposition dés ce lundi matin avant l’ouverture des bureaux de vote.

Par Guylain Gustave Moke( Political Editor AFP)

Guillaume Pignot (Envoyé Spécial AFP á Kinshasa)

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À propos de Guylain Gustave Moke Munsche Mvula

Journaliste International,Analyste Politique, Guylain Gustave Moke vous invite á partager les Informations politiques credibles et dignes de foi. Parce que le monde n’a jamais changé aussi vite, l’actualité internationale est, chaque jour, plus difficile à décrypter. Les grilles de lecture toutes faites ne suffisent pas. Certains thèmes s’imposent parce que tout le monde en parle. D’autres sujets plus lointains peuvent éclairer les grandes questions du moment. Rien de ce qui nous arrive n’est intelligible sans tenir compte de notre place dans le monde, sans être à l’écoute de la planète. Je vous invite à enrichir notre débat dans un esprit libre et constructif.

Discussion

Une réflexion sur “CONGO-RDC:Présidentielle: Fin de campagne surréaliste à Kinshasa: Un mort et plusieurs blessés

  1. salut,suis un jeune congolais qui vivent en angola.ns voulons la paix non la guerre stp,je rappel a tous congolais d etre calme et de voir le chose avec bcp de responsabilite.je regret pour vos violence et je conseil de meiux vote

    Publié par alpha tshambata | 26 novembre 2011, 23 h 00 min

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